Florence Farrugia studied at the Villa Arson in Nice, the so-called « non-School of Nice », before graduating from the École Nationale Supérieure d’Art of Paris-Cergy in 1996.

Following her graduation, she attended several workshops and received several grants. Her art combined light experimentations and image projections and was shown in several exhibitions. However, Florence quickly knew that her place in art was more to accompany artists than to create. She learned the ropes of what became her passion from meeting visual artists, writers, actors and musicians. She also collaborated with french poet Emmanuel Laugier.

Opening an art gallery was an old idea that matured at length. The name « Circonstance » was chosen a long time ago, during a discussion with her artist friend Michel Blazy about opening an art gallery.

The word « circonstance » (« to stand around » in latin) is used to describe the pecularity of an event (the conditions of its happening, its climate, its accidents), as well as the terms of a meeting in a space that characterizes a gallery of contemporaneous art; a space that entails a moment as well as a situation. The artworks shown at Circonstance Galerie exhibitions stand around those who see it, they stand around others’ artworks (in the past and in the future); they stand around the world.

« I see the gallery as a place where art meets the gaze of the well-informed amateur, the neophyte or the collector: an invitation to share, in some sense », she says.

 Circonstance Galerie was inaugurated in September 2014.

The opening exhibition involved four artists that everything on paper seemed to separate: two painters, Jean-Luc Blanc and Jean-Simon Raclot, and two sculptors, Karim Ghelloussi and Michel Blazy. It was then important to Florence to immediately point out that different artistic worlds (maybe even antagonistic) can coexist in the same exhibition space :

they speak to each other and create an additional sense through their presence, like magnets or mirrors, to reveal attractions or distances. With this first exhibition, Circonstance Gallerie demonstrated through its choices of paintings and sculptures, drawings and ephemeral works, that these artists could indeed meet.

Since then, Circonstance Galerie alternates group and solo exhibitions. Group exhibitions allow the public to discover artists from different backgrounds whereas personal ones are intended to confirm a long-term relationship with the gallery’s artists: Olivier Bartoletti, Michel Blazy, Jean-Luc Blanc, Denis Brun, Noël Dolla, Sylvie Fanchon, Karim Ghelloussi, Aurélie Godard, Jacques Julien, Florent Mattei, Jonathan Martin, Florence Paradeis, Potel Dorine, Jean-Simon Raclot, Valentina Traianova, Rémi Voche, and Mengzhi Zheng.

In Spring 2016, Florence and Karim Ghelloussi initiated the project « le monde ou rien! » (« the world or nothing! »): several exhibitions of ten artists to be held in different locations in France and a monthly entry in La Strada, a journal promoting artistic events in the region. The participating artists share the same consciousness, both singular and engaged, and carried by a real formal requirement.
The gallery allows this meeting of ‘circonstance’ to poetically explore the situationist postulate: « It is not to put poetry at the service of the revolution, but rather to put the revolution at the service of poetry. » The second edition of ‘le monde ou rien!’ is currently taking place at Espace Madoura in Vallauris (Picasso’s workshop) and the third will be held at the Groupe d’Art Contemporain in Annonay.

Since January 2017, Circonstance Galerie has become « nomadic », giving Florence the time to serve as curator to assert her choices and promote her trusted artists.

 

Alexandra Majoral

A l’époque de ce que Jean-Max Colard a appelé « la non-école de Nice », Florence Farrugia a étudié  à la Villa Arson avant de passer le DNSEP à l’École nationale Supérieure d’Art de Paris-Cergy en 1996.

Après l’obtention de son diplôme, elle participe à plusieurs ateliers et obtient des bourses.

Ses installations artistiques, combinant expérimentations lumineuses et projections d’images, ont été montrées dans plusieurs expositions, mais Florence Farrugia a vite su que sa place dans l’art était d’accompagner les artistes, plus que de créer elle-même. Elle s’est formée aux contacts d’artistes visuels, d’écrivains, de comédiens et de musiciens. Elle a également collaboré avec le poète Emmanuel Laugier.

Ouvrir une galerie a été une idée qui a longuement muri dans sa tête.

Le nom « Circonstance  » a d’ailleurs été choisi il y a plusieurs années au cours d’une conversation avec son ami l’artiste Michel Blazy sur le désir de fonder sa propre galerie.

Le mot circonstance (du latin « se tenir debout autour ») permet de décrire la particularité d’un événement (ses conditions d’apparition, son climat, ses accidents), tout comme les modalités d’une rencontre, dans l’espace de monstration qu’est une galerie d’art contemporain, espace qu’il faut aussi voir comme celui d’un moment et celui d’une situation : les œuvres d’art montrées aux cours des expositions de Circonstance Galerie se tienne debout autour : de celui qui les regarde, des autres œuvres d’art qui les entourent (de celles du passé et de celles à venir), debout autour du monde.

« Je conçois la galerie comme un lieu où le travail artistique rencontre le regard : celui de l’amateur averti, celui du néophyte ou celui du collectionneur : une invitation au partage, en quelque sorte », nous dit-elle.

 Circonstance Galerie a été inaugurée en septembre 2014.

L’exposition d’ouverture réunissait quatre artistes que tout sur le papier semble séparer : deux peintres, Jean-Luc Blanc et Jean-Simon Raclot et deux sculpteurs, Karim Ghelloussi et Michel Blazy.

Pour Florence Farrugia, il apparaît d’emblée important de souligner que des univers artistiques différents (et peut-être même antagonistes) peuvent cohabiter au cœur d’une même exposition, dialoguer les uns avec les autres, chercher et créer un sens supplémentaire par leur mise en présence, un jeu d’aimants, ou de miroirs, permettant de révéler des attirances ou des mises à distance. Avec cette première exposition, Circonstance Galerie a démontré, à travers ses choix, entre peinture et sculpture, dessin et œuvre éphémère, que ces artistes peuvent se rencontrer.

Depuis, Circonstance Galerie a choisi de faire alterner expositions de groupe et expositions personnelles ; les expositions de groupe permettent au public de découvrir des artistes d’horizons divers et les expositions personnelles ont pour objectif d’engager un travail au long cours avec les artistes que la galerie défend :

Olivier Bartoletti, Michel Blazy, Jean-Luc Blanc, Denis Brun, Noel Dolla, Sylvie Fanchon, Karim Ghelloussi, Aurélie Godard, Jacques Julien, Florent Mattei, Jonathan Martin, Florence Paradeis, Dorine Potel, Jean-Simon Raclot, Valentina Traianova, Rémi Voche, Mengzhi Zheng, …

Au printemps 2016, Florence Farrugia et Karim Ghelloussi prennent l’initiative du projet « le monde ou rien ! » : plusieurs expositions réunissent une dizaine d’artistes dans des lieux différents. Chez tous ces artistes, on retrouve la même conscience, à la fois singulière et engagée au monde, conscience portée par une réelle exigence formelle. La galerie permet cette réunion de circonstance qui se propose d’explorer poétiquement le postulat situationniste: « il ne s’agit pas de mettre la poésie au service de la révolution, mais bien de mettre la révolution au service de la poésie. »

En 2017 Circonstance Galerie fait le choix d’être « nomade » et de présenter la seconde édition du « Monde ou rien » à l’Espace Madoura à Vallauris, la troisième édition pendant l’été au GAC (Groupe d’Art Contemporain) d’Annonay.

Florence Farrugia entame un travail de commissaire d’exposition afin d’affirmer ses choix et de promouvoir les artistes en dehors de la galerie …

 

Alexandra Majoral